Dernière mise à jour: 08.05.21

 

La lutte contre la pollution constitue plus que jamais une condition inévitable dans l’industrie automobile. L’obligation de l’utilisation de l’AdBlue devient une tendance aujourd’hui plus ou moins adoptée par les constructeurs de voitures. En effet, cette condition s’impose de plus en plus pour les motorisations diesel, pour suivre les normes.

 

AdBlue : de quoi s’agit-il ?

La volonté chaque jour davantage plus pressante d’effectuer les différentes activités en réduisant les dommages à l’environnement aboutit souvent à la mise en place de nouvelles normes. Depuis 2006, l’industrie automobile, plus précisément celle des poids lourds a vu une règle de plus s’ajouter à la liste des conditions pour valider l’exploitation favorable d’un véhicule. Il s’agit de l’utilisation de l’AdBlue, un additif diesel censé réduire la pollution de la nature par les rejets de gaz d’échappement. Si le principe semble fonctionner, tout comme l’huile 5w30, la consommation d’AdBlue de chaque voiture reste malgré tout une autre question à élucider, sachant que tout dépend surtout du mode et de la durée d’exploitation du moteur.

L’AdBlue se présente sous un aspect visuel semblable à de l’eau simple. Néanmoins, ce liquide incolore se compose essentiellement de 32,5 % d’urée et de 67,5 % d’eau déminéralisée. L’idée de remplacer l’AdBlue par l’eau pourrait éventuellement passer à l’étude, mais pour le moment, la constitution actuelle reste la plus efficace pour répondre aux dernières normes de pollution telles que l’Euro 6. 

Pour que la réduction des résidus toxiques rejetés soit effective, il suffit d’en verser une quantité suffisante dans un contenant spécial. L’accès de celui-ci se trouve à côté de celui du réservoir habituel, sous la trappe à carburant. Afin de ne pas vous tromper au moment de l’appoint, et compte tenu de la composition de l’Adblue qui détruira votre moteur si vous le versez à la place du gasoil, son accès est fermé par un bouchon bleu.

Pour répondre à la question de savoir à quoi sert AdBlue, le principe de fonctionnement de ce mélange liquide est assez simple. Il consiste en gros à réduire la sortie de gaz à effets nocifs, notamment l’oxyde d’azote ou NOx. Celui-ci est produit par les voitures utilisant du gasoil, et qui en rejettent une quantité plus importante par rapport à celles qui usent de super carburant. Les constructeurs ont donc mis au point le SCR, un catalyseur supplémentaire qui vient équiper les véhicules récents. 

Ce dispositif révolutionnaire se charge, sous l’effet de la chaleur, de décomposer jusqu’à 85 % du volume d’oxyde d’azote qui le traverse pour le rendre inoffensif. Ce résidu toxique passe en fait par une sorte d’hydrolyse, qui s’occupe du gaz de manière à le transformer en molécules d’azote et d’eau. Ces éléments ne présentent plus aucun danger ni pour l’homme ni pour l’environnement, et peuvent alors sortir de l’embout d’échappement de la voiture sans affoler les compteurs de contrôle.

L’utilisation de l’Adblue est entrée en vigueur dès 2006 pour les gros moteurs diesel tels que les poids lourds et les tracteurs. Depuis 2014, les normes de pollution Euro 6 l’imposent pour les nouvelles voitures, et à partir de 2015, toutes les motorisations diesel animant les véhicules routiers sont concernées : 4×4, camping-cars, et même les citadines.

 

Principes d’appoint d’Adblue

Les constructeurs automobiles définissent une estimation moyenne de la consommation d’AdBlue selon des calculs théoriques basés sur une utilisation normale du moteur. En gros, elle tournerait autour de 3 à 5 l pour 100 l de gas-oil pour les poids lourds ou les camions. Cette valeur varie pour sa part de 5 à 7 l pour les tracteurs agricoles. La marge de consommation reste la plus large par rapport aux voitures légères, car elle s’étale de 4 à 10 l pour 100 l de gas-oil, selon qu’il s’agisse d’un SUV, d’une berline routière ou d’une petite citadine compacte.

Mais mis à part ces données théoriques, le calcul de la consommation réelle dépend également du mode d’utilisation du véhicule concerné. En effet, de nombreux paramètres peuvent favoriser une surconsommation du fameux liquide, comme un moteur grippé, des pneus sous-gonflés, une charge exceptionnelle à tracter (remorque), ou un trajet effectué uniquement avec de bas rapports de vitesse. 

Si les informations constructeur estiment un appoint à réaliser tous les 17 000 km, le réservoir d’AdBlue vous donne heureusement un moyen simple pour vous en indiquer la nécessité avant cette échéance. Comme pour le carburant, un témoin s’allume sur votre tableau de bord. Comment peut-on rouler sans Adblue ? En fait, le signal apparaît toujours au moment où il ne reste qu’une autonomie de 2 400 km. Vous avez alors la possibilité de rejoindre une station-service ou un atelier professionnel pour refaire le plein.

Procédures d’appoint

Même si vous calculez au litre près votre consommation d’AdBlue, vous tomberez toujours sur un moment où vous devez remplir le réservoir avant la date prévue. Pour un usage intensif, il vous faudra peut-être vous tourner vers les fournisseurs d’AdBlue pas cher, pour ne pas plomber votre budget avec cette charge de fonctionnement supplémentaire. Comme pour le cas du whisky à meilleur rapport qualité-prix, il est en effet possible de trouver des professionnels qui peuvent vous proposer cet additif à un tarif étudié. 

Néanmoins, dans une situation d’urgence, vous devez vous rappeler que la loi impose l’achat d’un seul bidon d’AdBlue de 10 l pour les particuliers. Il s’agit d’un produit corrosif, notamment pour les yeux, et sa manipulation par des experts reste la plus conseillée. Dans ce cas, vous pouvez en trouver dans les stations-service, mais vérifiez que le liquide est bien conforme à la norme ISO 22241, et que le bidon possède un bec verseur.

Cette quantité de 10 l ne remplira évidemment pas le réservoir d’AdBlue de votre voiture. Par contre, elle se montrera suffisante pour vous permettre de reprendre la route et de rejoindre un garage ou un atelier spécialisé pour effectuer l’appoint idéal pour refaire le véritable plein. Dans le cas contraire, vous risquez de constater que votre véhicule se met en mode dégradé. Pour certaines marques, le dispositif en manque de liquide empêche le moteur de démarrer si le témoin s’allume.

 

 

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